La Nation gabonaise est une fois de plus frappée en plein cœur. La disparition d’enfants, suivie du drame insoutenable ayant coûté la vie à l’un des nôtres, réveille une douleur collective profonde, une angoisse devenue trop familière, trop répétée, trop tolérée.
Perdre un enfant n’est pas un fait divers. C’est une blessure irréparable. C’est une tragédie familiale, mais aussi une déchirure nationale.
Sur leurs plateformes officielles, le couple présidentiel a exprimé sa compassion et son soutien à la famille endeuillée, rappelant avec gravité que « la perte d’un enfant est une blessure qui touche toute la République ». Un message fort, nécessaire, qui reconnaît la dimension nationale de ce drame. L’État a annoncé que quatre présumés coupables ont été identifiés et placés en garde à vue, et que les enquêtes se poursuivent avec rigueur afin d’établir toutes les responsabilités.
Les autorités affirment que la justice ira jusqu’au bout et que l’État sera sans pitié face à ceux qui s’en prennent aux enfants. Ces paroles sont attendues. Mais aujourd’hui, le peuple gabonais attend surtout des actes durables, des résultats visibles, et une rupture claire avec l’impunité. Car ce crime n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une série de disparitions, de silences, de peurs qui minent nos quartiers, nos villages, nos familles.
Chaque enfant disparu est une alarme. Chaque enfant retrouvé sans vie est un échec collectif. La sécurité des enfants ne peut être un slogan. Elle doit être une priorité absolue, traduite par : une vigilance renforcée, une mobilisation réelle des communautés, une justice rapide, indépendante et exemplaire, et une prévention structurée, continue, assumée.
Aujourd’hui, le pays pleure. Mais il refuse de s’habituer. Un crime de plus, c’est déjà trop. Un crime de trop, c’est celui que l’on refuse de laisser impuni. La République affirme qu’elle protège ses enfants. Alors qu’elle le démontre, sans faiblesse, sans lenteur, sans compromis.
Pour nos enfants. Pour les familles endeuillées. Pour l’avenir du Gabon.
#JusticeforCameron





